Travailler dans l'associatif, c'est rejoindre un secteur qui emploie réellement : environ 150 000 associations emploient 1,8 million de salariés en France, selon le portail officiel des associations. On peut y entrer comme salarié en CDI ou CDD, comme volontaire en service civique, comme stagiaire ou comme bénévole. Les métiers qui recrutent le plus concernent l'accompagnement social, puis les fonctions support : collecte de fonds, communication, ressources humaines et gestion de projets. Cet article détaille, pour chaque métier, le niveau d'études et les masters qui y mènent.
En France, environ 150 000 associations emploient des salariés, soit 1,8 million de personnes, selon le portail officiel des associations. Le social et le médico-social forment le cœur de cet emploi : en 2023, les associations de ce champ comptaient 1 069 855 salariés, d'après le bilan de l'emploi associatif sanitaire et social publié par l'Uniopss et Recherches & Solidarités. Le handicap est le premier domaine d'emploi de ce champ, avec 30,2 % des effectifs salariés. À côté de l'emploi salarié, le bénévolat reste un mode d'engagement massif : 24 % des Français déclarent être bénévoles dans une association, selon la même étude. Ces chiffres situent le poids réel du secteur.
Les associations recrutent sur les mêmes fonctions qu'une entreprise, avec une forte demande dans l'accompagnement social et dans les fonctions qui font vivre la structure : collecte de fonds, communication, ressources humaines et gestion de projets.
| Métier | Ce qu'il fait | Niveau d'études courant |
|---|---|---|
| Chargé de collecte de fonds et de partenariats | Développe le mécénat, les partenariats et les dons pour financer les actions de l'association | Bac+3 à Bac+5 |
| Chargé de communication | Conçoit les campagnes, gère les relations presse et anime les réseaux sociaux de la structure | Bac+2 à Bac+5 |
| Responsable RH | Pilote le recrutement, la formation et le dialogue social au sein d'équipes mêlant salariés et bénévoles | Bac+5 |
| Chef de projet ou coordinateur de projets | Organise, budgète et suit la mise en œuvre des actions sur le terrain ou à l'international | Bac+5 |
| Animateur social | Anime des activités socioculturelles pour rompre l'isolement et favoriser l'insertion de publics fragilisés | Diplômes de l'animation (BPJEPS, DEJEPS) |
| Travailleur social (éducateur spécialisé, assistant de service social) | Accompagne des personnes en difficulté dans les secteurs du handicap, de la protection de l'enfance ou de l'insertion | Diplôme d'État du travail social |
| Recruteur de donateurs | Sensibilise le public sur le terrain pour développer l'engagement financier des particuliers | Sans diplôme exigé |
Le responsable des partenariats et de la collecte développe les relations avec les entreprises, les collectivités et les fondations pour sécuriser le financement de l'association. Il négocie les mécénats et les conventions de partenariat, et veille à diversifier les ressources pour ne pas dépendre d'un seul financeur. Ce poste ouvre, avec l'expérience, vers la coordination de la collecte de fonds ou vers une direction financière.
Le chargé de communication conçoit les campagnes, gère les relations presse et anime les réseaux sociaux pour mobiliser donateurs, bénévoles et bénéficiaires autour de la mission de l'association. Il peut évoluer vers une fonction de direction de la communication au sein d'une structure plus grande.
Le responsable RH pilote l'ensemble du cycle des salariés, du recrutement à la formation, et anime le dialogue social. Une spécificité du secteur associatif : il encadre des équipes mixtes, salariées et bénévoles, ce qui suppose un mode de management adapté aux deux statuts. Pour aller plus loin sur ce métier, voir la fiche responsable des affaires sociales ou le master en gestion des ressources humaines qui y prépare.
L'animateur social organise des activités pour rompre l'isolement et favoriser l'insertion de publics fragilisés : jeunes, personnes âgées ou publics en difficulté. Il exerce avec un diplôme de l'animation, du BPJEPS au DEJEPS.
Le travail social regroupe l'éducateur spécialisé, l'assistant de service social et le conseiller en insertion, avec un diplôme d'État du travail social. Ces métiers occupent une place centrale dans le secteur du handicap et de la protection de l'enfance, les deux domaines qui concentrent une large part de l'emploi associatif sanitaire et social.
Le chef de projet ou chef de mission dans une organisation de solidarité internationale coordonne des actions sur le terrain, en France ou à l'étranger, un poste accessible via un master en management de projets humanitaires et coopération internationale. Ce métier est présenté en détail dans la fiche chef de mission humanitaire.
On peut travailler dans une association sous quatre statuts : salarié, volontaire, stagiaire ou bénévole, et seul le salarié perçoit un salaire.
Le bénévolat et le service civique constituent une voie d'accès reconnue vers un poste salarié, en particulier pour une première expérience dans le secteur.
Un salarié d'association est rémunéré au moins au Smic, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures en 2026 (source : service-public.fr), et la convention collective de la branche peut fixer un minimum supérieur selon le poste et l'ancienneté. Les rémunérations restent plus modestes que dans le secteur privé lucratif, surtout dans les petites structures ; l'écart se resserre dans les grandes associations et les fondations. Le temps partiel est courant dans certaines branches du secteur, sans chiffre officiel disponible à ce jour. Aucune moyenne ni aucune fourchette de salaire par métier n'est reprise ici : les chiffres qui circulent proviennent d'offres isolées et ne sont pas vérifiables sur une source officielle.
Oui, plusieurs postes associatifs sont ouverts sans diplôme, notamment le recrutement de donateurs sur le terrain, l'animation de proximité et certains postes d'accueil ou de logistique. Le recruteur de donateurs mise sur le relationnel, la persévérance et l'aisance orale plutôt que sur un diplôme, dans un métier marqué par un renouvellement important des équipes. Ce poste ouvre des passerelles vers la coordination de la collecte de fonds pour les profils qui s'y investissent dans la durée. Le service civique et le bénévolat permettent aussi de construire une première expérience valorisable sans diplôme préalable, avant de candidater à un poste salarié. Les postes d'encadrement, de direction et d'expertise, comme la collecte, les ressources humaines, la finance ou les projets à l'international, se recrutent en revanche à un niveau bac+5. La section suivante présente les parcours qui y mènent.
Les études vont du bac+2 au bac+5 selon le poste, et les fonctions de coordination, de direction ou d'expertise sont ouvertes en priorité aux titulaires d'un master.
L'alternance est une voie possible dans ce secteur : les associations accueillent des apprentis, notamment sur les fonctions ressources humaines, communication et gestion de projets. Les articles alternance en master de projets humanitaires, alternance en master de ressources humaines et alternance en master de communication à Paris détaillent les modalités par spécialité.
Pour un master public, la candidature passe par la plateforme Mon Master, dont le calendrier de la prochaine session n'est pas encore publié. Pour une reconversion vers l'associatif, la formation continue et le compte personnel de formation peuvent financer un parcours éligible.
Marion Jourand
Directrice du Pôle Consulting
Il faut viser un poste salarié publié par l'association ou par une plateforme de l'économie sociale et solidaire, ou commencer par un stage, un service civique ou du bénévolat. Ces expériences sont une voie d'accès reconnue vers un premier contrat.
Il est au moins égal au Smic, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures en 2026. La convention collective de la branche peut fixer un minimum plus élevé selon le poste, et les grandes associations disposent de plus de marge salariale que les petites structures.
Oui. Le recrutement de donateurs, l'animation de proximité ou certains postes d'accueil et de logistique sont ouverts sans diplôme. Les postes de coordination, de direction ou d'expertise demandent en revanche un bac+3 à bac+5.
Cela dépend du métier : diplômes du travail social pour l'accompagnement, licence professionnelle de l'économie sociale et solidaire pour la gestion, master RSE et économie sociale et solidaire, management de projets humanitaires, ressources humaines ou communication pour les postes à responsabilité.
Non, mais le volontaire perçoit une indemnité : 504,98 € net par mois versés par l'État, plus au moins 114,85 € net versés par l'organisme d'accueil. La mission dure de 6 mois à 1 an et s'adresse aux personnes de 16 ans à la veille de leurs 26 ans, jusqu'à 31 ans en situation de handicap.