La transition écologique au cœur des programmes de l’enseignement supérieur
Pour les autorités, les jeunes générations ont un rôle clé à jouer dans la transition écologique. En conséquence, une formation transversale sur cette thématique sera intégrée aux cursus universitaires. Elle conditionnera ainsi l’obtention du diplôme de premier cycle. Le ministère de l’Enseignement supérieur a fixé l’échéance pour la mise en place de la mesure à 2025.
La transition écologique, condition de validation d’un diplôme du premier cycle
Le gouvernement entend former tous les étudiants à la transition écologique dès leurs premières années d’études universitaires. Cette mesure, qui entrera en vigueur « au plus tard en 2025 » concernera aussi bien les établissements publics que ceux du privé d’intérêt général. Elle s’appliquera ainsi à un large éventail de diplômes :
- les BTS,
- les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles),
- les BUT (anciennement DUT, et qui se prépare en 3 ans),
- les DEUST,
- les licences,
- les autres diplômes de niveau bac+3 (grade licence).
À partir de 2023, les établissements auront accès à un cahier des charges et à un pôle national de ressources pédagogiques. Ceux-ci doivent leur permettre de développer les modules ou unités d’enseignement qui vont compléter à leurs programmes existants, mais également destinés à de nouvelles formations initiales et continues, comme le master développement durable.
L’objectif, selon la ministre, est que « tous les étudiants disposent d’un « socle de connaissances et de compétences globales, transversales et pluridisciplinaires, voire qu’ils se préparent à exercer un métier dans ce domaine ». La demande devrait en effet exploser dans les secteurs du numérique responsable, des énergies renouvelables, de la rénovation énergétique ou encore de l’agroécologie. Le corps enseignant ne sera pas en reste, avec la mise en place d’une formation certifiante à la transition écologique financée par le ministère.
La continuité depuis la primaire et le secondaire à assurer
Ce projet du ministère fait suite aux recommandations du rapport de Jean Jouzel et Luc Abbadie d’intégrer la transition écologique dans l’ensemble des cursus de niveau bac+2. La ministre Sylvie Retailleau a ajouté que « des ateliers seront organisés pour le suivi de ce déploiement et la poursuite de la réflexion autour des conclusions du rapport ».
Les enseignements de développement durable et de transition écologique ne seront pas réservés au supérieur. Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale, a également annoncé l’introduction de ces sujets dans les programmes du primaire et du secondaire. Pour la ministre Retailleau, « il est impératif d’assurer une continuité entre les différents cycles d’études ».
Pour préciser les contours des actions à mener, plusieurs ministères, dont celui de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, travailleront de concert. Au niveau des étudiants, des établissements et des collectivités, des initiatives ont déjà vu le jour. Ces derniers plébiscitent aujourd’hui le pilotage national des dispositifs locaux.