87 % des salariés sont tentés par un changement de métier
D’après une récente étude réalisée par l’IFOP pour Orientaction, 87 % des Français seraient prêts à changer de métier dans les prochaines années. Leurs intentions sont motivées par l’envie d’exercer une activité moins stressante dans de meilleures conditions, davantage de liberté au profit d’une vie personnelle plus épanouie, et un meilleur salaire.
Des motivations multiples au changement d’emploi
Si la recherche de conditions plus favorables à leur bien-être au travail est citée comme la première motivation à une démission, 29 % des sondés se disent également motivés par une rémunération plus attractive. Ce critère particulièrement important pour ceux qui ont des enfants et les 35-49 ans.
Enfin vient la quête de sens, un nombre croissant de salariés estimant qu’une profession ayant une utilité sociale et de la valeur pour eux-mêmes est essentielle. Les femmes sont les plus nombreuses à vouloir prendre un nouveau virage dans leur carrière afin d’être plus en phase avec leurs aspirations et leurs valeurs.
L’âge semble également influer sur les motifs d’un changement d’emploi. Alors que les jeunes de 18-34 ans recherchent une meilleure ambiance de travail, le besoin de reconnaissance domine chez les plus de 35 ans.
Les voies envisagées pour une nouvelle profession
Pour autant, tout n’est pas perdu pour les employeurs, pour qui le recrutement représente actuellement un défi majeur. En effet, 85 % des Français pourraient citer une ou plusieurs raisons qui les encourageraient à rester au sein de leur entreprise actuelle :
• une augmentation du salaire (45 % des répondants),
• la reconnaissance,
• la possibilité de suivre des formations pour développer leurs compétences.
L’étude précise que « seuls 11 % des sondés pensent réellement passer à la concurrence, contre 50 % qui prévoient de garder leur poste ou leur métier ». Les entreprises doivent toutefois s’adapter à ces attentes et aux exigences accrues en termes d’autonomie et de sens dans leur métier exprimés par leurs collaborateurs.
Mais en parallèle, près de 9 salariés sur 10 (87 %) réfléchissent à une reconversion professionnelle, bien que 51 % d’entre eux n’aient jamais entrepris une telle démarche. 70 % des participants à l’enquête pourraient ainsi solliciter l’accompagnement d’un conseiller spécialisé, ou effectuer un bilan de compétences pour concrétiser leur projet de réorientation. Beaucoup risquent néanmoins de ne pas franchir le pas, par peur d’une baisse de rémunération, ou celle de ne pas retrouver un emploi. Le coût de l’opération est également perçu comme un frein à une reconversion.
En revanche, seulement 6 % pensent à la création d’entreprises dans les prochains mois, en dépit de la crainte de la complexité des démarches administratives et du manque de visibilité quant au contexte économique. Pour se donner les meilleures chances de réussite, de nombreux jeunes et moins jeunes s’y préparent activement, en suivant une formation sanctionnée par un master entreprenariat.