Le salaire d'un diplômé de Polytechnique atteint en moyenne 57 000 euros bruts par an hors primes à l'embauche en entreprise en France, et 68 000 euros primes comprises, selon l'enquête premier emploi publiée par l'École polytechnique le 3 septembre 2026 sur la promotion X2020. C'est environ 45 % de plus que la moyenne des jeunes ingénieurs des écoles de la Conférence des grandes écoles. Le salaire dépend ensuite du parcours choisi : entreprise, doctorat ou service de l'État.
Un polytechnicien de la promotion X2020, embauché en entreprise en France, gagne en moyenne 57 000 euros bruts par an hors primes, et 68 000 euros primes comprises, d'après l'enquête premier emploi publiée par l'École polytechnique le 3 septembre 2026. En comptant les diplômés partis travailler à l'étranger, la moyenne monte à 65 000 euros hors primes et 81 000 euros primes comprises.
Ce montant correspond à la moyenne des diplômés recrutés en entreprise, mesurée environ six mois après la sortie de l'école ; il ne concerne ni les doctorants ni les fonctionnaires. La promotion précédente, X2019, affichait un salaire d'embauche en France légèrement inférieur, à 55 000 euros hors primes.
D'autres chiffres, plus élevés, circulent parfois sur ce sujet : ils viennent d'enquêtes plus anciennes ou d'un périmètre différent, et ne reflètent pas la situation des derniers diplômés. La fiche de l'École polytechnique et ses masters classés détaille les programmes de l'établissement.
| Population | Salaire brut annuel moyen hors primes | Source et promotion |
|---|---|---|
| Polytechniciens en entreprise en France | 57 000 € | Enquête X2020, diplômés 2025 |
| Polytechniciens, France et étranger | 65 000 € | Enquête X2020 |
| Diplômés des écoles d'ingénieurs (CGE) | 39 284 € | Enquête CGE 2026, promotion 2025 |
| Ensemble des diplômés de grandes écoles | 39 679 € | CGE 2026, promotion 2025 |
| Diplômés des écoles de management | 40 825 € | CGE 2026, promotion 2025 |
L'écart entre un polytechnicien et un diplômé moyen d'une école d'ingénieurs atteint environ 17 700 euros, soit 57 000 moins 39 284, près de 45 % de plus, sur la même année de sortie, en 2025. Les deux chiffres sont exprimés hors primes et pour un emploi en France.
Parmi les diplômés 2025 (X2020) recrutés en entreprise, 93 % ont trouvé leur premier emploi en moins de six mois, et près des trois quarts avaient déjà signé un contrat avant même d'être diplômés, selon l'École polytechnique. Au 1er janvier 2026, seuls 4 % de ces diplômés étaient encore en recherche d'emploi.
94 % des diplômés se disent satisfaits de leur premier emploi, et près d'un tiers ont été recrutés par une entreprise où ils avaient fait un stage. Repère de comparaison : le taux net d'emploi à moins de six mois de l'ensemble des écoles d'ingénieurs de la Conférence des grandes écoles s'établit à 77,5 % en 2026.
Côté employeurs, 40 % des diplômés rejoignent une PME ou une TPE, 24 % une entreprise de taille intermédiaire, et plus d'un tiers une grande entreprise. Sur le plan géographique, 87 % occupent leur premier emploi en entreprise en France, et 97 % en Europe.
Le salaire de départ d'un polytechnicien dépend d'abord du parcours choisi après l'école : environ 45 % des diplômés 2025 rejoignent une entreprise, 28 % préparent un doctorat, et près d'un quart entrent dans la fonction publique, d'après l'enquête sur la promotion X2020.
Les salaires du doctorat et du service public ci-dessus viennent de la promotion X2019, l'École polytechnique ne les publiant pas encore pour la promotion X2020. Deux spécialités où l'X est classée : le classement des masters en intelligence artificielle et les masters en énergies et énergies renouvelables. Deux métiers illustrent ces parcours : celui de chercheur en informatique pour le doctorat, et celui de consultant en cabinet de conseil pour l'entreprise.
Oui : les élèves français de Polytechnique ont un statut militaire et perçoivent, à ce titre, une solde spéciale de 512,58 euros bruts par mois, à laquelle s'ajoute une indemnité représentative de frais de 443,48 euros bruts par mois.
Cette rémunération a une contrepartie : dix ans de service public ou assimilé dans les vingt ans suivant la sortie de l'école, sinon un remboursement des frais de scolarité, soit 21 000 euros pour ceux entrés dans un corps de l'État dès la quatrième année, et 31 000 euros pour les autres, montant réduit selon le temps de service déjà accompli.
Les élèves européens et internationaux ne perçoivent pas cette solde. Ils s'acquittent en revanche de frais de scolarité sur trois ans, de 19 000 euros pour les élèves européens et 38 000 euros pour les élèves hors Union européenne, avec des réductions possibles selon les revenus.
Il n'existe pas de chiffre récent propre aux polytechniciens en milieu de carrière : les dernières données publiques détaillées par âge proviennent de l'enquête 2018 des ingénieurs et scientifiques de France, publiée par la revue des anciens élèves de l'X en 2019.
Selon cette enquête, le salaire médian des polytechniciens s'élevait, en 2018, à 80 000 euros entre 30 et 39 ans, 130 000 euros entre 40 et 49 ans, et 160 300 euros entre 50 et 64 ans, soit 100 000 euros tous âges confondus. Pour comparaison, l'ensemble des ingénieurs affichait, la même année, 51 700, 71 800 et 95 000 euros sur ces mêmes tranches d'âge, soit 56 400 euros tous âges confondus.
Comme repère plus récent, mais sans détail par âge ni par école, le salaire brut médian de l'ensemble des ingénieurs s'établissait à 67 000 euros en 2025, selon l'enquête annuelle des ingénieurs et scientifiques de France. Les écarts en milieu de carrière tiennent surtout au secteur d'activité (finance, conseil), à l'exercice de fonctions de direction, à une carrière à l'international et à la part variable de la rémunération. Pour aller plus loin : le classement des masters en management de l'innovation, et la fiche métier d'analyste quantitatif, un poste fréquent en finance pour les profils issus de l'X.
Le diplôme de l'École polytechnique garantit un salaire d'entrée parmi les plus élevés des écoles d'ingénieurs françaises, avec un écart d'environ 45 % sur la moyenne des écoles de la Conférence des grandes écoles. C'est ensuite le parcours choisi, entreprise, doctorat ou service public, qui explique l'essentiel des écarts de rémunération. Pour prolonger la réflexion sur une spécialisation après un diplôme d'ingénieur, l'article sur le master informatique, programme et débouchés présente d'autres pistes de poursuite d'études.
Marion Jourand
Directrice du Pôle Consulting
Selon l'enquête publiée par l'École en septembre 2026, les diplômés 2025 embauchés en entreprise en France gagnent en moyenne 57 000 euros bruts par an hors primes, et 68 000 euros primes comprises. En comptant ceux partis à l'étranger, la moyenne atteint 65 000 euros hors primes.
Il n'existe pas de chiffre récent propre aux polytechniciens. Selon l'enquête 2018 des ingénieurs et scientifiques de France, le salaire médian des polytechniciens de 40 à 49 ans était de 130 000 euros bruts par an, et de 160 300 euros entre 50 et 64 ans, avec de fortes différences selon le secteur et la fonction.
Oui, les élèves français ont un statut militaire. Ils perçoivent une solde spéciale de 512,58 euros bruts par mois et une indemnité représentative de frais de 443,48 euros bruts par mois. En contrepartie, ils s'engagent à servir l'État dix ans, sinon ils remboursent 21 000 ou 31 000 euros de frais de scolarité.
À la sortie, oui. Les X2020 en entreprise en France débutent à 57 000 euros bruts hors primes, contre 39 284 euros en moyenne pour les diplômés 2025 des écoles d'ingénieurs de la Conférence des grandes écoles, soit environ 45 % de plus.
Presque tous. Parmi les diplômés 2025 en entreprise, 93 % ont trouvé leur premier emploi en moins de six mois et près des trois quarts avaient signé avant leur diplôme. Au 1er janvier 2026, seuls 4 % étaient encore en recherche d'emploi.