À Paris et en Île-de-France, un master en énergies renouvelables se prépare à l'université (PSL, Paris-Saclay, Paris-Est Créteil, Paris Cité, Sorbonne Université, Paris Nanterre) ou en grande école (École polytechnique, CentraleSupélec, Sciences Po). Quatre cursus se suivent en apprentissage, gratuit et rémunéré. Les deux mastères spécialisés de Mines Paris, en tête du classement Eduniversal 2026, se déroulent en réalité à Sophia Antipolis. La transition énergétique demande une vision d'ensemble, technique, environnementale, sociale et économique : ces formations interdisciplinaires y préparent.
Neuf cursus d'Île-de-France couvrent les énergies renouvelables, avec des profils très différents : ingénierie, recherche, économie ou management.
| Établissement | Formation | Lieu | Alternance | Entrée et langue |
|---|---|---|---|---|
| Université PSL (Mines Paris, Chimie Paris, ESPCI) | Master Énergie | Paris | Non | Après une licence scientifique, entièrement en anglais |
| Université Paris-Saclay | Mention Énergie (M2 PIE Réseaux électriques et énergies renouvelables) | Orsay et Gif-sur-Yvette | Non | M2 après un bac+4 en génie électrique, 35 places |
| Université Paris-Est Créteil | Master Énergie, parcours Ingénierie énergétique durable (INTEREE) | Créteil | Oui, apprentissage ou professionnalisation | Licence de physique ou de sciences de l'ingénieur, 15 étudiants |
| Université Paris Cité | Master Énergie, parcours AIES | Paris 13e, Grands Moulins | Oui, en M2 | Profils sciences humaines ou sciences, 15 étudiants |
| Sorbonne Université et CFAI Mécavenir | Master Mécanique, parcours Énergétique | Paris 5e et Puteaux | Oui, sur 2 ans | Licence de physique-chimie ou de mécanique |
| Université Paris Nanterre | Parcours Économie de l'énergie | Nanterre | Oui, en M2 | Entrée à bac+3 |
| École polytechnique | MSc&T STEEM | Palaiseau | Non | Entièrement en anglais |
| CentraleSupélec et Cegos | MS Management des marchés de l'énergie | Gif-sur-Yvette | Temps partiel, mission en entreprise | Bac+5, ou bac+4 avec 3 ans d'expérience |
| Sciences Po | Master in International Energy Transitions | Paris | Non | Entièrement en anglais |
Ces neuf formations partagent des thèmes communs : marchés de l'énergie, modélisation de la demande, management de projets, rentabilité, technologies solaires, éoliennes, de stockage et de réseaux. Les masters les plus orientés recherche, à PSL et à Paris-Saclay, ouvrent la voie à un doctorat.
Les masters universitaires (M1, M2) se candidatent surtout via Mon Master et coûtent les droits nationaux ; les mastères spécialisés des grandes écoles sont des formations post-bac+5 payantes, sélectives sur dossier et entretien. Le Master Énergie de PSL passe par le portail PSL, les M2 de Paris-Saclay par la plateforme Inception, et le M2 de l'UPEC par la plateforme de l'université.
Quatre cursus d'Île-de-France se suivent en apprentissage : le master de Paris-Est Créteil, le M2 du parcours AIES de Paris Cité, le master de Sorbonne Université préparé avec le CFAI Mécavenir, et le M2 Économie de l'énergie de Paris Nanterre.
Les rythmes varient selon l'établissement. À Sorbonne Université et au CFAI Mécavenir, l'étudiant passe trois jours en formation et deux jours en entreprise chaque semaine. À Paris-Est Créteil, l'alternance se déroule de mi-septembre à mai. Les rythmes de Paris Cité et de Paris Nanterre ne sont pas précisément publiés.
L'alternance permet à l'étudiant d'approfondir ses connaissances sur le terrain et de faciliter son premier emploi à la sortie du master, tout en étant rémunéré pour son travail.
Deux mastères spécialisés de Mines Paris, le MS Optimisation des systèmes énergétiques (premier du classement Eduniversal 2026) et le MS Énergies renouvelables (quatrième), sont aussi ouverts à l'apprentissage. Mais ils se suivent à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), pas à Paris : le MS Énergies renouvelables se poursuit ensuite dans une université européenne partenaire. Le même principe s'applique à Nice, détaillé dans l'article sur le master énergies renouvelables en alternance à Nice. Le mastère de CentraleSupélec avec Cegos se suit à temps partiel, sans contrat d'apprentissage.
Les profils davantage attirés par une approche interdisciplinaire, entre sciences humaines et sciences dures, peuvent aussi regarder du côté du master développement durable en alternance à Paris ou des masters en management de l'environnement et du développement durable.
En apprentissage, l'étudiant ne paie pas sa formation et touche au minimum un pourcentage du Smic qui dépend de son âge et de l'année de son contrat.
| Âge de l'apprenti | Première année de contrat | Deuxième année de contrat |
|---|---|---|
| 18 à 20 ans | 43 % du Smic, soit 802,82 euros | 51 % du Smic, soit 952,18 euros |
| 21 à 25 ans | 53 % du Smic, soit 989,52 euros | 61 % du Smic, soit 1 138,88 euros |
| 26 ans et plus | 100 % du Smic, soit 1 867,02 euros | 100 % du Smic, soit 1 867,02 euros |
Ce sont des minimums légaux ; l'employeur peut prévoir plus. Selon le barème officiel de l'administration, l'apprentissage est ouvert jusqu'à 29 ans révolus, parfois 35. Aucune contrepartie financière n'est due par l'apprenti. Voir aussi le salaire en alternance en master et la différence entre alternance et apprentissage.
Oui : l'admission définitive en alternance dépend de la signature d'un contrat avec un employeur. Le CFAI Mécavenir l'écrit explicitement ; Paris Cité accepte aussi les entreprises publiques, les collectivités, les ministères et les associations.
Les employeurs concernés sont notamment des bureaux d'études, des producteurs et développeurs d'énergies renouvelables, des gestionnaires de réseaux, des fournisseurs d'énergie ou des collectivités territoriales. Pour la méthode, voir comment trouver son entreprise d'alternance en master.
Dans le classement Eduniversal 2026 des masters en énergies renouvelables, trois formations suivies en Île-de-France figurent dans le top 20 : l'École polytechnique deuxième, CentraleSupélec avec Cegos troisième et Sciences Po treizième.
Les deux premières places reviennent en réalité à Mines Paris, avec le MS Optimisation des systèmes énergétiques premier et le MS Énergies renouvelables quatrième, tous deux suivis à Sophia Antipolis. L'ESCP se classe dixième avec son MSc in Energy Management, dont trois mois seulement se déroulent à Paris, les six autres à Londres. Le classement compte vingt formations au total.
Un rang porte sur la formation, pas sur sa version en alternance. Les masters universitaires du tableau ci-dessus, à l'UPEC, à Paris Cité, à Sorbonne Université, à Paris-Saclay et à Paris Nanterre, ne figurent pas dans ce top 20 : leur absence du classement ne traduit pas une moindre qualité : cette méthodologie prend en compte la notoriété, le salaire de sortie et la satisfaction des diplômés.
Voir le classement 2026 des masters en énergies renouvelables pour la France entière. Les avis d'étudiants sur ces formations sont aussi consultables sur avismasters.fr.
Les dates de candidature pour la rentrée 2027 ne sont pas encore publiées ; les repères de la session 2026 donnent l'ordre de grandeur, et les grandes écoles recrutent sur leurs propres plateformes.
Pour la session 2026, le dépôt des vœux sur Mon Master s'est déroulé du 17 février au 16 mars, les réponses aux candidatures en alternance sont arrivées le 30 avril, et la validation des admissions en alternance à partir du 12 juin. PSL a ouvert son portail du 15 janvier au 24 février, le M2 PIE de Paris-Saclay du 15 janvier au 15 juin, et le MS Optimisation des systèmes énergétiques de Mines Paris du 20 décembre 2025 au 26 mai 2026.
Les prérequis types sont une licence scientifique (physique, chimie, sciences de l'ingénieur, mécanique) pour les masters techniques, un profil de sciences humaines accepté à Paris Cité, un niveau bac+3 en économie pour Nanterre, et un anglais minimum B2 à PSL.
Pour la rentrée 2027, mieux vaut préparer son dossier, sa lettre de motivation et sa recherche d'entreprise dès l'automne 2026, sans attendre l'ouverture officielle des candidatures. Voir le calendrier complet de Mon Master.
Le coût va de quelques centaines d'euros par an à l'université à près de 20 000 euros pour un mastère spécialisé, et à rien du tout pour l'étudiant en apprentissage.
À PSL, les droits d'inscription 2026-2027 s'élèvent à 255 euros par an pour les étudiants français et européens, auxquels s'ajoute la CVEC de 105 euros. Le mastère spécialisé de CentraleSupélec avec Cegos coûte 19 900 euros. Le MS Énergies renouvelables de Mines Paris, suivi en alternance, coûte 13 900 euros pris en charge par le contrat, plus 800 euros de frais d'inscription. En apprentissage, aucune contrepartie financière ne peut être demandée à l'étudiant, quel que soit l'établissement.
Les diplômés travaillent comme ingénieurs d'études, chefs de projet, chargés d'affaires ou consultants en énergie, dans l'industrie, les bureaux d'études, les collectivités ou le conseil.
Leurs missions portent notamment sur l'étude de la rentabilité et des risques d'un projet, son financement, et le suivi de son développement jusqu'à sa mise en service.
Le secteur recrute : selon l'étude du Syndicat des énergies renouvelables publiée en avril 2026, les énergies renouvelables représentaient 248 785 emplois directs en France en 2024.
Le choix entre ces neuf cursus dépend avant tout du métier visé : ingénierie et recherche pour un profil scientifique, économie et management pour un profil plus généraliste. Pour une vue nationale, direction le classement 2026 des masters en énergies renouvelables. D'autres villes proposent des cursus comparables : Nantes, Bordeaux, Marseille et Nice en alternance.
Marion Jourand
Directrice du Pôle Consulting
À l'université, PSL, Paris-Saclay, Paris-Est Créteil, Paris Cité, Sorbonne Université et Paris Nanterre proposent des masters liés à l'énergie. Côté grandes écoles, l'École polytechnique, CentraleSupélec avec Cegos et Sciences Po ont des programmes en Île-de-France. Les deux mastères spécialisés de Mines Paris se suivent, eux, à Sophia Antipolis.
Oui. Le master Énergie de Paris-Est Créteil, le M2 du parcours AIES de Paris Cité, le master de Sorbonne Université préparé avec le CFAI Mécavenir et le M2 Économie de l'énergie de Paris Nanterre sont proposés en apprentissage. L'admission définitive suppose d'avoir signé un contrat avec un employeur.
Dans le classement Eduniversal 2026, le MS Optimisation des systèmes énergétiques de Mines Paris est premier, devant le MSc&T STEEM de l'École polytechnique et le mastère Management des marchés de l'énergie de CentraleSupélec avec Cegos. Le meilleur choix dépend surtout du métier visé : ingénierie, recherche, économie ou management.
En apprentissage, un étudiant de 21 à 25 ans touche au minimum 53 % du Smic en première année de contrat, soit 989,52 euros brut par mois, puis 61 % en deuxième année. À partir de 26 ans, le minimum est le Smic, soit 1 867,02 euros brut. L'employeur peut verser davantage.