Mon Master : 17,3 candidatures par place en 2025
L’accès à la première année de master (M1) à l’université continue de se tendre. Lors de la session 2025, la plateforme nationale Mon Master a enregistré en moyenne 17,3 candidatures pour une place, contre 12,7 en 2023. En deux ans, la pression à l’entrée s’est donc fortement intensifiée, confirmant une tendance structurelle de hausse de la demande.
Cette évolution traduit un déséquilibre croissant entre le nombre de diplômés de licence souhaitant poursuivre en master et les capacités d’accueil proposées par les universités.
Mon Master : une plateforme sous tension croissante
Créée pour centraliser les candidatures en première année de master, la plateforme Mon Master est devenue le point de passage incontournable pour intégrer un M1 à l’université publique.
L’augmentation du ratio candidatures / places disponibles montre que la sélectivité s’est renforcée à chaque session depuis le lancement du dispositif. En 2025, la moyenne nationale de 17,3 candidatures par place marque un seuil significatif, illustrant la montée en concurrence entre candidats.
Cette pression accrue s’explique notamment par :
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La massification de l’enseignement supérieur
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La hausse du nombre de diplômés de licence
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L’attractivité croissante de certaines filières professionnalisantes
Les filières les plus demandées encore plus sélectives
Les disciplines déjà très concurrentielles sont aussi celles où la tension s’est le plus accentuée.
Les sciences politiques figurent parmi les filières les plus sous pression, avec une progression notable du nombre de candidatures par place entre 2023 et 2025.
La psychologie continue également d’afficher un niveau élevé de sélectivité, confirmant son attractivité constante auprès des étudiants.
L’informatique enregistre une forte hausse, portée par la demande croissante en compétences numériques et en technologies émergentes.
Ces évolutions reflètent les dynamiques du marché du travail, où les secteurs liés au numérique, aux politiques publiques et aux sciences humaines appliquées demeurent stratégiques.
Des écarts marqués entre établissements
La pression n’est pas uniforme sur l’ensemble du territoire. Certaines universités, notamment celles situées dans les grandes métropoles ou historiquement réputées, connaissent des niveaux de compétition nettement supérieurs à la moyenne nationale.
Cette intensification pourrait modifier les stratégies des candidats, les incitant à diversifier davantage leurs choix d’établissements ou à envisager des alternatives, en France ou à l’international.
Une tendance structurelle à surveiller
La progression de la pression à l’entrée en master soulève des enjeux importants pour les établissements et les pouvoirs publics :
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Capacité d’accueil des universités
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Adaptation de l’offre de formation
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Accompagnement des étudiants non admis
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Équilibre entre sélection et démocratisation
Avec une moyenne désormais supérieure à 17 candidatures par place, la plateforme Mon Master confirme son rôle central dans la régulation de l’accès au deuxième cycle universitaire.