L’initiation des jeunes prédécesseurs est importante pour le management des affaires familiales

Publication le 26/10/2022 | MAJ le 26/10/2022
L’initiation des jeunes prédécesseurs est importante pour le management des affaires familiales

Actuellement, des entreprises québécoises tenues par des membres d’une famille ne seront pas reprises par la génération suivante. Les études sur le sujet en dénoncent quelques raisons dont le manque de préparation et d’anticipation. Cet aspect va de pair et induit également un désintéressement des futurs dirigeants pour la pérennisation des affaires.

La diminution du nombre de sociétés de famille transmises à la prochaine descendance devient récurrente. Les experts dans le domaine sensibilisent sur l’intérêt des organisations précoces. Cette vision tend à la conscientisation et à la préparation des générations suivantes pour la reprise de la direction managériale. Sinon, elle prévoit d’approfondir la gestion du patrimoine en cas de vente.

Face aux diverses suggestions des spécialistes, les mises en œuvre divergent. Certains managers préfèrent intégrer leurs relèves dès le jeune âge. D’autres demandent à ce que les futurs dirigeants se tournent vers des horizons externes. À l’issu de cette expérience, ils appliqueront leurs acquis pour le développement de l’entreprise familiale plus tard.

Les familles devraient oser passer le flambeau à la génération suivante

Selon HEC Montréal :

Au Québec, près de 45 % des entreprises familiales ne possèdent aucun plan de succession et 30 % ne comptent que sur un plan informel.

Pourtant, la relève ne s’improvise pas et requiert des phases de préparation. Les initiations à la passation se feront si possible dès le plus jeune âge. Une consultante en management et autrice d’un article sur le sujet suggère cette idée aux entrepreneurs. Liz Kislik formule sa proposition en disant :

Amenez vos enfants au travail  ou des pique-niques communautaires afin de permettre à leurs enfants et petits-enfants de développer des liens avec les employés et leurs familles.

Un peu plus tard, la découverte de l’entreprise parentale pourra se faire à travers des stages. Le but étant de cultiver l’esprit d’appartenance et d’initier l’insertion professionnelle. Cette autrice fonde ses propos sur le développement de la passion pour les affaires familiales.

Ces initiatives peuvent être combiner à un master entreprenariat qui ne sera que bénéfique pour la société et son futur manager.

La transmission du savoir faire à la génération suivante se planifie

Au sein d’une entreprise, bien qu’elle soit tenue par des membres d’une famille, l’organisation de l’avenir devrait être introduite tôt. Ces approches aborderont les éléments suivants :

  • La planification successorale ;
  •  L’inventaire des compétences disponibles ou à développer selon le cas ;
  • La gestion des patrimoines si le manager décide de vendre l’affaire et profiter des rentes à venir.

Toutefois, la prise en compte des talents, des souhaits, afin de les encourager et d’inciter leur motivation à poursuivre les projets de la famille.

En parallèle à ce côté fonctionnel, les aspects éthiques sont également à aborder. Aussi, la génération à la tête de l’entreprise se doit de communiquer à ses prédécesseurs les points clés pour le succès de business. Liz Kislik cite la nécessité de :

(…) de bien communiquer l’importance et la valeur de la création de l’entreprise, son financement et son mode de fonctionnement.

Ces sujets associés au principe d’intégrité pourront donc animer les diners familiaux.