Associations des étudiants : une rentrée universitaire animée
Dématérialisation de la procédure de sélection en master (via la plateforme Parcoursup), réforme structurelle des bourses, manque de places dans les universités… les associations d’étudiants livrent leur opinion.
La sélection pour les places de master ne fait pas l’unanimité
Plusieurs dossiers brûlants ont été abordés à l’occasion de l’élection du bureau exécutif de la Fédération des associations étudiantes (Fage), une organisation qui revendique quelque 2 000 associations adhérentes.
Annoncée par Sylvie Retailleau en février dernier, l’utilisation de la plateforme Parcoursup pour réguler l’attribution des places de master ne semble pas complètement emporter l’adhésion de la Fage, à en croire son tout nouveau président Etienne Matignon.
Ce dernier craint notamment la perte de certains droits des étudiants, quand bien même il reste à ses yeux une piste de solution pertinente.
Parcoursup ne devrait être effective qu’à partir de l’hiver prochain. La ministre de l’Enseignement supérieur a indiqué que les commissions pédagogiques de chaque établissement garderont la main sur l’étude des candidatures.
Autres points évoqués par la Fage : le manque criant d’accompagnement des étudiants dans leur parcours ainsi que le rejet du système méritoire de sélection des dossiers.
Etienne Matignon milite pour une personnalisation de l’accompagnement au moyen des outils prévus par la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants.
Pour une réforme plus ambitieuse des bourses
C’est un sujet qui continue de faire couler beaucoup d’encre : l’attribution des bourses sur la base de critères sociaux.
Cette réforme voulue par l’exécutif prévoit plusieurs échelons, de 0 à 7, lesquels correspondent à des seuils annuels attribués selon des critères de ressources des parents.
Un système loin d’être inclusif pour Etienne Matignon puisqu’il ne tient pas compte de plusieurs autres facteurs, le bassin de vie par exemple.
Si la réforme était actée, un étudiant pourrait ainsi voir sa bourse diminuer du fait de l’augmentation du revenu de ses parents.
Dans les faits, de nombreux étudiants sont obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins, à défaut de pouvoir compter sur les bourses étudiantes.
Selon les statistiques, 750 000 étudiants bénéficient actuellement des allocations d’étude. Ce qui représente un peu plus de 38 % de l’ensemble des effectifs.